p e n s e r - . . .
Vulgairement les larmes me déchirent les entrailles, trop longtemps emprisonnées au fond de ce corps elles sortent enfin. Brûlant tout sur leur passage, entraînant la lente agonie d'une si longue retenue. Représentation d'une culpabilité trop intériorisée. Elles me pourrissent de l'intérieur, me couvrent de honte, dégoulinant sur mon visage qui pour la première fois depuis longtemps, perd le contrôle. Quelle ironie. Furtive image de moi avant de me maîtriser, de retrouver mon visage de circonstance, ce sourire que vous prenez pour vrai, tellement crédules ... Je crache mes regrets, trop peur de vous gêner, mon seul moment de délivrance est silencieux, représentatif de mes sentiments. Ils seront une fois encore engloutis au plus profond de moi. Etouffés par cette apparente perfection. Mais n'oubliez pas que la perfection n'existe pas ...
Il m'arrive d'être inspirée ...

